20/09/2009

Musiques et voix pour trois chapelles

Une fête du patrimoine très réussie Plaisir, beauté et convivialité ont agrémenté la journée du patrimoine qui a connu une belle réussite, samedi 19 septembre. L'après-midi était consacré, comme chaque année, à la mise en valeur des trois chapelles de N'Haux, Caubin et Cagnès, à travers une animation originale. Certes, ces petits trésors religieux du Moyen-Âge, témoins d'un riche passé architectural, aurait été encore mieux valorisé si le soleil avait illuminé les écrins de verdure dans lesquels ils se cachent.
Cependant, grâce à la qualité vocale des chanteurs et lecteurs qui s'y sont produits en alternance, les spectateurs ont oublié les intempéries pour vivre un moment culturel exceptionnel et très chaleureux. arthez-patrimoine-donneurs-de-voix-l-toral.jpg  img_1712.jpg  img_1709.jpg  img_1705.jpg Les donneurs de voix de la bibliothèque sonore d'Orthez ont lu avec beaucoup de passion, de théâtralité et d'humour, des textes divers allant de la savoureuse chanson d'Yves Duteil "Etre et Avoir" à la magnifique "Sieste assassinée" de Philippe Delerm, en passant par le poème coquin "le mot et la chose" de l'abbé de l'Attaignant ou encore des contes pour enfants, grands et petits.
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Quant au groupe béarnais de Mazerolles Los Hardidets, il a proposé un programme éclectique de chants et cantiques, différent dans chaque chapelle : des psaumes de David à Aqueras Montanhas, les trois prestations, parsemées de chants traditionnels et de créations contemporaines, ont ravi le public qui n'a pas hésité à participer avec enthousiasme et beaucoup de plaisir.

img_1718.jpg Les enfants eux aussi ont profité de cette fête du patrimoine.



13/09/2009

Le patrimoine en fête avec Los Hardidets

La journée du patrimoine sera fêtée, samedi 19 septembre, avec la traditionnelle animation musicale itinérante dans les trois chapelles de la commune. Cette année c'est le groupe béarnais de Mazerolles "Los Hardidets" qui est à l'affiche avec un superbe programme de chants polyphoniques et cantiques à 3 ou 4 voix, tous en béarnais bien sûr ; le répertoire sera différent dans chaque chapelle.
Chansons traditionnelles ou créations originales parlent de la vie de tous les jours, de nos paysages, de notre langue mais aussi de la vieillesse, de la séparation, du racisme… Variété de styles et de rythmes (valses, ballades, airs de fête...), profondeur des voix masculines, finesse d'interprétation, autant d'atouts qui seront remarquablement mis en valeur par l'acoustique exceptionnelle des vieilles pierres des chapelles. arthez-los-hardidets.jpg > Lectures et contes pour enfants
Parallèlement, les donneurs de voix de la bibliothèque sonore d'Orthez seront également au rendez-vous, comme l'an dernier, pour agrémenter ces mini-concerts de lectures choisies.
La nouveauté consistera dans la lecture de contes pour enfants qui seront proposés, à 17h, à la chapelle du Cagnès.
Un vin d'honneur offert à tous par la municipalité (18h) clôturera ce bel après-midi de promenade musicale et littéraire. > Programme
- 15h, Chapelle de N'haux
- 16h, Chapelle de Caubin
- 17h, Chapelle du Cagnès     
Entrée gratuite.

06/08/2009

L'olivier de Caubin

Un bel olivier a été planté récemment à côté de la chapelle de Caubin. Cet arbre vient rappeler les origines méditerranéennes des fondateurs de Caubin, vers 1160, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui allaient devenir les Chevaliers de l'Ordre de Malte.
Autre élément historique intéressant : suite à la destruction liée au passage à Arthez du chef huguenot Montgomery le 15 août 1569, l'Ordre de Malte rentre en possession de Caubin dans les dernières années du XVIe siècle ; et c'est le nouveau commandeur, Antoine de Paule, par ailleurs Grand Prieur de Saint-Gilles en Provence, qui assure la première restauration de la Commanderie de Caubin. D'où l'influence provençale, lisible notamment dans la couverture surprenante en tuile canal, peu adaptée aux toitures béarnaises et au perfide vent-pluie. arthez-lolivier-de-caubin-l-toral.jpg

En tous cas, surplombant la plaine du gave et face à la chaîne des Pyrénées, l'olivier de Caubin a fière allure et est prêt à affronter le temps aux côtés des vieux murs du monument historique et du gisant de Guilhem Arnaud d'Andoins, le gardien vénérable du lieu.

21/09/2008

Les chapelles en fête

Le patrimoine architectural remarquablement mis en valeur par la musique et la littérature.

La journée du patrimoine a connu un beau succès populaire, samedi après-midi, à l'occasion d'une promenade champêtre d'une chapelle à l'autre. La commune, privilège exceptionnel, peut se féliciter d'abriter sur son territoire, outre l'église communale, trois chapelles magnifiques - N'Haux, Cagnès et Caubin - toutes trois d'architecture romane, splendides témoins d'un riche passé. Et ces 3 chapelles ont toutes été restaurées, avec beaucoup de patience, de talent et de goût, par des associations d'habitants de quartiers.
Ce patrimoine historique et culturel était donc à l'honneur à travers une animation itinérante musicale et littéraire : la chorale "Il Momento Vocale" interpréta divers extraits de la messe de Scarlatti, magnifique musique sacrée parfaitement adaptée à l'atmosphère religieuse des chapelles.
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> Passion et harmonie

Dans un souci de variété, les responsables municipaux, organisateurs de la manifestation, avaient choisi comme seconde chorale, l'ensemble "Monesi" : six voix féminines polyphoniques qui firent vibrer harmonieusement les vieux murs aux mélodies des chants traditionnels béarnais.
Enfin, la grande nouveauté de cette édition 2008 résidait dans l'intervention de donneurs de voix de la bibliothèque sonore d'Orthez qui firent partager au nombreux public leur passion des beaux textes à travers des morceaux choisis de quelques grands auteurs classiques et contemporains.
Réussite totale donc pour cette manifestation qui se clôtura, sous le soleil et au milieu des jardins fleuris du Cagnès, par un verre de l'amitié offert à tous les participants. 00006.jpg00007.jpg 00011.jpg00013.jpg

14/09/2008

Journée du patrimoine - Musique et voix dans les 3 chapelles

Les chapelles de N'haux, Caubin et Cagnès à l'honneur, samedi 20 septembre.

Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, les trois chapelles de N'haux, Caubin et Cagnès vont vivre une animation originale. Ces édifices religieux, fidèles témoins du passé, aujourd'hui remarquablement restaurés, vont être mis en valeur par la musique et les voix. La municipalité propose en effet, comme les années précédentes, une animation itinérante tout au long de l'après-midi du samedi 20 septembre.

> Deux chœurs au programme
Il Momento Vocale, bien connu dans la région, s'est déjà produit à Caubin et offrira un programme de chant sacrés autour d'extraits de la messe de Scarlatti.

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Monesi, choeur des femmes du secteur de Monein, s'est spécialisé dans les polyphonies béarnaises, avec un répertoire d'airs classiques et traditionnels issus du patrimoine musical de la région.

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A côté de ces chorales, la nouveauté sera constituée par l'intervention de donneurs de voix de la Bibliothèque Sonore d'Orthez qui liront des textes de leur choix.

> Horaires
15h chapelle de N'Haux, 16h chapelle de Caubin, 17h chapelle du Cagnès.
Entrée gratuite.
Un vin d'honneur de clôture sera offert à tous, à 18h, devant la chapelle du Cagnès.

20/07/2008

Camille enchante Caubin

Magnifique concert estival dans la petite chapelle médiévale.

Le concert proposé par les Amis de Caubin, vendredi 18 juillet, a réuni une bonne chambrée dans l'intimité de la petite chapelle médiévale. La chanteuse lyrique, Camille Scavelli, a littéralement enchanté ces vieux murs d'un autre âge. La jeune interprète, malgré une appréhension bien naturelle, a pris de l'assurance au fil de la soirée pour faire étalage de sa maîtrise vocale et d'un talent très prometteur. Accompagnée au piano par le jeune Damien Guille, à l'aisance et la virtuosité exceptionnelles, Camille Scavelli a su faire partager au public, à travers une voix riche, puissante et chaleureuse, sa passion et son enthousiasme. arthez-concert-caubin-l-toral.JPG

> Beauté et plaisir

Fauré, Purcell, Berlioz, Massenet, Richard Strauss, Duparc, Verdi ou encore Dvorak ont été remarquablement servis par une interprétation précise et vibrante.
Une autre jeune musicienne de haut niveau, Corinne Grunzweig à l'alto, a ému le public par la finesse de son jeu et la justesse de son art, sur deux pièces de Bach et Schumann. Une bien belle soirée de beauté et de plaisir musical pour cet unique concert estival. img_0061.JPGimg_0062.JPGimg_0066.JPG Prochain rendez-vous dans les trois chapelles arthéziennes (Caubin, N'Haux, Cagnès) pour la journée du Patrimoine, le samedi 20 septembre.

09/01/2008

Chapelle du Cagnès

Non loin de Caubin se dresse un autre édifice religieux du XIIe siècle, l’église Saint Justin du CAGNÈS, située elle aussi sur le chemin de Compostelle et la route du Puy. On y accède par une variante du GR 65 (embranchement en haut de la côte) qui emprunte le CAMI SALIÉ, ancienne route du sel, et rejoint le pont de Maslacq.

Comme les églises et chapelles de cette époque, elle est approximativement orientée, chœur à l’Est. L’église du CAGNÈS dépendait de l’archiprêtré d’Arthez.

L’architecture sobre de la chapelle, semblable à celle de Caubin, est typique des édifices du XIIe siècle, époque de la construction confirmée par la présence de nombreuses marques de tâcherons (A, B, V notamment) sur la façade Sud. On observe aussi un corbeau et deux croix en relief, dont l’une est une croix de Lorraine inversée. On a retrouvé, non loin de la chapelle, côté Sud, des restes de vaisselle, des pierres taillées : cela laisse supposer qu’un bâtiment important se situait dans cette zone, sans doute un couvent.

La couleur des quatre vitraux est symbolique et évoque les quatre âges de la vie : le bleu = la naissance ; le vert = la jeunesse ; le rouge = la maturité ; le violet = la vieillesse.

L’appentis préau abritait même au tout début du XIXe siècle une école. Par la suite, la chapelle est abandonnée et commence à tomber en ruine. En 1989, un comité de quartier se constitue pour sauver ce monument : réalisée essentiellement par des bénévoles, la restauration est achevée en 2001. Chapelle du Cagnès

Arthez de Béarn à travers l'histoire

 

 

Artrhez - le monument aux morst et les Pyrénées

Chef-lieu d' un canton regroupant 21 communes et 10000 habitants, Arthez occupe un site aéré sur une crête de collines, face aux Pyrénées, dominant la plaine du Luy de Béarn au nord et la vallée du gave de Pau au sud, à une encablure du complexe pétro-chimique de Lacq. Ce bourg très étendu (28 km2) a eu de tout temps un rôle important dans ce secteur convoité et n'a hérité de sa particule « de Béarn » que le 1e juillet 1950.

Le passé de la contrée remonte fort loin comme en font foi de nombreux camps défensifs protohistoriques, des tumulus, ainsi que quelques restes gallo-romains.

Cité sous le nom d'Artès en 1220, la cité appartenait aux vicomtes de Dax. Cette ancienne bastide fut le centre d' un bailliage, d'une baronnie, ainsi que celui d'un « Parsan » (lieu de rassemblement des milices) au XVI°; puis enfin au XVIII°siècle, le centre d'un Archiprêtré comprenant 33 paroisses. Les plus anciens seigneurs du fief d’Arthez furent les Barons d’Andoins : Corisande, dernière du nom, vendit aux habitants d’Arthez ses biens et ses droits seigneuriaux. A la suite de son mariage, l’Honneur d’Arthez revint à la famille des Gramont mais, peu à peu, le fief s’effrita et, en 1776 les arthéziens s'opposèrent au duc de Gramont, réclamant des droits de pacage et de glandage plus étendus : puis les relations seigneuriales disparurent avec la révolution.

Au centre du bourg se trouvait le château avec ses deux tours carrées, dont une seule subsiste et sert de clocher à l’église actuelle.

Clocher de l’Eglise Saint-Etienne d’Arthez de Béarn

La chapelle et le couvent des Augustins étaient situés dans la partie ouest : l’emplacement est occupé aujourd’hui par la Maison de Retraite Le Temple. Les cagots, à l’égard desquels s’exerçait une violente discrimination, étaient relégués au quartier Bourdalat, où se trouve encore la fontaine qui leur était réservée : « La Houn deus cagots ». Parmi les demeures historiques, figure une grosse ferme qui n' est autre qu'une des anciennes et multiples demeures de la belle Corisande d' Andoins, favorite d' Henri IV. Toute une partie de la maison, située au quartier N’Haux, a conservé son allure originale, atypique.

Antan, on soupçonnait les arthéziens de ne pas mettre toute l'ardeur souhaitée à leur travail, d'où ce dicton : « lo pic d'Arthès, u qu'en aprique très » (soit : A Arthez, on donne un coup de pioche pendant qu'on pourrait en donner 3). Un qualificatif mettait en évidence la beauté des filles : « las Gouyates d' Arthez », mais les habitants étaient surnommés « bitous », soit pourceaux, animaux dont les arthéziens faisaient grand commerce.

Vue sur la plaine des sports et la chaîne des Pyrénées

Par ailleurs, Arthez a été et demeure une étape importante sur la route de Compostelle. En 1180, est fondée à Caubin une Commanderie des Chevaliers de l'Ordre de Malte qui, réunie au XVIe siècle à celle de Morlaas, devient la plus importante du Béarn. Le 15 Août 1569, durant les guerres de religion, « L’Espital de Calvi » est dévasté et détruit en grande partie par les Huguenots, avec à leur tête Montgomery. L’Ordre de Malte rentre en possession de Caubin vers la fin du XVIe siècle, mais la Commanderie ne se relèvera véritablement jamais de cette épreuve. Elle continuera à perdre de sa puissance jusqu’à la révolution française qui marquera la fin de la grande histoire de Caubin. La cloche de la chapelle porte le millésime 1638 et l’inscription « Sancte Johannes-Baptista », en hommage au patron du Grand Ordre de Chevalerie.

Chapelle de Caubin

La Chapelle de Caubin a la particularité de posséder, dans la nef de la chapelle, un enfeu (niche) gothique abritant un magnifique gisant du XIV°siècle en armure de pierre, en grés dur du pays, au-dessus du tombeau du baron Guilhem Arnaud d'Andoins, mort en 1301. Cet enfeu est surmonté d'un arc, au centre duquel se détache l'écusson des barons d'Andoins devenu celui de la commune (lion d'argent, armé et lampassé, sur fond de gueules).

En 1385, Arthez était déjà un bourg important, puisqu’on y dénombrait 255 feux (soit environ 1275 habitants) : c’était la 5e cité du Béarn. En 1881, on comptait encore 1409 habitants, puis le déclin s’amorça avec 881 habitants en 1954. C’est alors que l’avènement du bassin industriel de Lacq permit un nouveau développement qui se poursuit toujours (1800 habitants actuellement). La cité s’est petit à petit transformée avec la création de nombreux équipements scolaires, sociaux, sportifs et résidentiels. Aujourd’hui, Arthez est au cœur d’une Communauté de Communes du nord du canton et entend jouer un rôle actif dans les futures structures administratives de Pays.


Chapelle de Caubin

Arthez de Béarn - Chapelle de Caubin : Monument historique du XIIe siècle

Chapelle de l'ancienne commanderie des chevaliers de Malte


L’origine exacte de Caubin est difficile à déterminer. Probablement construite sur l’ordre de Gaston IV de Béarn par les Chevaliers de St Jean de Jérusalem, au retour de la 1e Croisade, « L’Espital de Calvi » voit le jour vers 1160.
Cette Commanderie, richement dotée par les Chevaliers de Malte, va connaître une grande période de prospérité. Pendant tout le Moyen Age, Caubin constitue une étape importante sur le chemin qui mène les pèlerins du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle.
Vers le milieu du XVIe siècle, Caubin devient le seul bastion officiel de l’ordre de Malte en Béarn.
Le 15 Août 1569, durant les guerres de religion, l’hôpital est dévasté et détruit en grande partie par les Huguenots, avec à leur tête Montgomery. L’Ordre de Malte rentre en possession de Caubin vers la fin du XVIe siècle, mais la Commanderie ne se relèvera véritablement jamais de cette épreuve. Elle continuera à perdre de sa puissance jusqu’à la révolution française qui marquera la fin de la grande histoire de Caubin dont il ne reste aujourd’hui que la chapelle, classée Monument Historique.

Le trésor de Caubin réside dans l’enfeu et son gisant. Ce monument, unique en Béarn, a été construit en 1324 pour servir de tombeau au Baron Guilhem Arnaud d’Andoins, seigneur du pays. Au-dessus figurent les armes des barons d’Andoins, qui devinrent les armoiries d’Arthez de Béarn.

La cloche porte le millésime 1638 et l’inscription « Sancte Johannes-Baptista », en hommage au patron du Grand Ordre de Chevalerie.

En 1966 a été créée une association qui a entrepris de sauver le monument. Depuis sa restauration, terminée en 1974, Les Amis de Caubin se sont consacrés à la redécouverte de l’histoire du pays et à l’animation de la petite chapelle qui est devenue un lieu privilégié de manifestations musicales. Cette chapelle a été également rendue au Culte et Caubin accueille encore aujourd’hui un grand nombre de pèlerins, en route vers Compostelle.

Chapelle de Caubin

08/01/2008

Un bel hommage à la chapelle de Caubin

La petite église Il était une église au fond d’un vieux hameau
Dont le clocher jamais ne s’est miré dans l’eau,
Car jamais à ses pieds ne passa la rivière.
Bien des gens fatigués du monde et du bruit
Y trouvèrent refuge à l'entrée de la nuit
Pour un mois, pour un jour ou pour une prière. Bien des gens en effet sont venus faire halte
Dans ce havre de paix des chevaliers de Malte.
Pour recevoir des soins et de l’âme et du corps
Les pèlerins fourbus allant à Compostelle
S’abritaient autrefois près de cette chapelle
Dont le seuil érodé porte leur trace encor. Lorsque je l’ai connue, seule et abandonnée,
Elle n’était le but de nulle randonnée ;
Il était dangereux d’accéder au lieu saint :
Le toit menaçait ruine. Epines et broussailles
Avaient depuis longtemps envahi ses murailles
Et l’homme n’osait plus y hasarder la main. Alors que tous pensaient qu’elle allait en mourir,
Des hommes ont osé pourtant la secourir
Et tenté d’effacer de sept siècles l’outrage.
Ils y vinrent nombreux, s’acharnant sans répit,
Sans outil, sans appui, sans argent, sans crédit,
Et leur plus grande force était leur seul courage. J’ai revu cette église au fond du vieux hameau :
Les murs ont rajeuni, le toit ne prend plus l’eau ;
La cloche peut sonner, le clocher est solide ;
La ronce a disparu emportée par la faux ;
Sur trois rouleaux de pierre est un autel nouveau :
Le prêtre est revenu officier dans l’abside. Touriste par hasard perdu dans la contrée,
Ne quitte pas Arthez sans l’avoir rencontrée,
Tu ne gâcheras pas ton temps par trop précieux.
Vois le gisant, l’enfeu et la porte ogivale ;
A Caubin, beaucoup mieux qu’en une cathédrale,
Noyé dans la verdure, on est plus près des cieux. Robert Dayris Chapelle de Caubin